Quand les premières antennes 5G ont été installées en 2019, des milliers de personnes ont signalé des maux de tête, insomnies, acouphènes et saignements de nez. La réponse officielle : « effet nocebo, c’est dans votre tête ». Mais quand on examine les études scientifiques réelles sur les ondes millimétriques, la réalité est bien plus nuancée — et inquiétante — que ne le suggère la version officielle.
Qu’est-Ce Que la 5G Exactement ?
La 5G utilise trois bandes de fréquences : la bande basse (600 MHz – 1 GHz), la bande moyenne (1-6 GHz), et la bande millimétrique (24-100 GHz). C’est cette dernière qui inquiète. Les ondes millimétriques sont absorbées par la peau et les yeux sur les premiers millimètres, interagissant directement avec les terminaisons nerveuses cutanées, les glandes sudoripares et les cellules oculaires.
Pour fonctionner, la 5G millimétrique nécessite des antennes tous les 100 à 200 mètres au lieu de tous les kilomètres pour la 4G. Cela signifie une densification massive du réseau d’antennes, particulièrement dans les zones urbaines.
Les Études Scientifiques Ignorées
L’étude du National Toxicology Program (NTP, 2018), financée par le gouvernement américain pour 30 millions de dollars sur 10 ans, a trouvé des « preuves claires » (le plus haut niveau de certitude) que les radiofréquences causent des tumeurs cardiaques (schwannomes) chez les rats mâles, et des « preuves certaines » de tumeurs cérébrales (gliomes).
L’étude Ramazzini (Italie, 2018), menée indépendamment, a trouvé les mêmes types de tumeurs que l’étude NTP, à des niveaux d’exposition comparables à ceux des antennes relais. La concordance entre deux études indépendantes est remarquable.
En 2011, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer, branche de l’OMS) a classé les radiofréquences comme « cancérogène possible » (groupe 2B). En 2019, le conseiller scientifique du CIRC, le Dr Fiorella Belpoggi (directrice de l’étude Ramazzini), a recommandé une reclassification en « cancérogène probable » (groupe 2A) ou même « cancérogène avéré » (groupe 1). Cette recommandation a été ignorée.
Les Lanceurs d’Alerte
Le Dr Martin Pall, professeur émérite de biochimie à l’Université de Washington State, a publié une méta-analyse de 100 études montrant que les champs électromagnétiques activent les canaux calciques voltage-dépendants (VGCC) dans les cellules, provoquant un excès de calcium intracellulaire responsable de stress oxydatif, dommages à l’ADN, inflammation et mort cellulaire. Selon lui, la 5G millimétrique est « la menace sanitaire la plus grave de notre époque ».
Le Dr Devra Davis, fondatrice de l’Environmental Health Trust et ancienne conseillère du Président Clinton, a documenté comment l’industrie des télécoms utilise les mêmes stratégies que l’industrie du tabac : financer des études contradictoires, attaquer les chercheurs indépendants, et influencer les organismes de régulation.
La Surveillance Par le Réseau
Au-delà des questions sanitaires, la 5G pose un problème de surveillance de masse. Avec des antennes tous les 100 mètres, le réseau peut localiser un appareil avec une précision de quelques centimètres. Combiné à l’Internet des Objets (IoT), où des milliards d’appareils sont connectés (voitures, réfrigérateurs, montres, caméras), la 5G crée une infrastructure de surveillance sans précédent dans l’histoire humaine.
Le programme chinois de crédit social repose largement sur l’infrastructure 5G pour suivre les citoyens en temps réel. Huawei, le principal fournisseur mondial d’équipements 5G, est légalement obligé de coopérer avec les services de renseignement chinois selon la Loi nationale sur le renseignement de 2017.
Le Lobby des Télécoms
L’industrie des télécommunications a dépensé plus de 500 millions de dollars en lobbying aux États-Unis entre 2010 et 2023. La FCC (Federal Communications Commission), censée protéger le public, est dirigée depuis des décennies par d’anciens cadres de l’industrie — un phénomène appelé « revolving door ». L’ancien président de la FCC Tom Wheeler était le président du lobby CTIA avant sa nomination.
Les normes de sécurité utilisées pour les radiofréquences datent de 1996 — avant l’existence du Wi-Fi, du Bluetooth, de la 3G, 4G et 5G. Elles ne mesurent que l’effet thermique (l’échauffement des tissus) et ignorent totalement les effets biologiques non thermiques documentés par des centaines d’études.
L’Appel des Scientifiques
En 2017, plus de 400 scientifiques et médecins de 40 pays ont signé l’Appel 5G demandant un moratoire sur le déploiement de la 5G jusqu’à ce que des études indépendantes sur les effets sanitaires soient menées. Parmi les signataires : des professeurs d’oncologie, de neurologie, de biochimie et de physique des universités de Harvard, Yale, Columbia, et de nombreuses universités européennes.
L’appel a été totalement ignoré par les gouvernements et les médias mainstream. Le déploiement s’est poursuivi sans aucune étude sanitaire préalable spécifique à la 5G millimétrique.
Conclusion : Le Principe de Précaution Bafoué
La question n’est pas de savoir si la 5G « cause le cancer » — la science est rarement aussi binaire. La question est : pourquoi déployer une technologie à l’échelle mondiale sans études sanitaires préalables adéquates ? Pourquoi ignorer les centaines d’études montrant des effets biologiques ? Pourquoi utiliser des normes de sécurité vieilles de 30 ans ?
L’histoire du tabac, de l’amiante, du DDT et du plomb dans l’essence montre que les industries ont systématiquement nié les dangers de leurs produits pendant des décennies, causant des millions de morts. La 5G pourrait être le prochain chapitre de cette histoire — mais cette fois, c’est l’humanité entière qui est le cobaye.

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